La 2ème conférence internationale de la Cedeao sur la fièvre de Lassa va s’ouvrir ce lundi 8 septembre à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, selon un communiqué de presse de l’organisation sous régionale dont copie est parvenue à la Rédaction de Ecovisionafrik.net. Cette rencontre de haut niveau, organisée par l’organisation ouest africaine de la santé (OOAS), va rassembler des scientifiques de renom, des chercheurs, des décideurs politiques, des partenaires techniques et financiers, et des acteurs de la santé publique du monde entier pour trouver des solutions idoines pour éradiquer la fièvre de Lassa, l’un des défis de santé publique les plus persistants en Afrique de l’ouest. Pendant les quatre jours de travaux, des panels de haut niveau et des ateliers techniques portant sur i) Les progrès dans le développement des vaccins et des diagnostics ; ii) L’engagement communautaire et les stratégies de préparation ; iii) La surveillance, la riposte aux épidémies et la collaboration transfrontalière ; iv) Les cadres politiques pour un contrôle durable et l’élimination. La cerise sur le gâteau sera le dialogue ministériel de haut niveau qui va permettre de déboucher sur des actions urgentes à engager dans la préparation et la riposte aux épidémies. Sont également prévues des expositions mettant en avant les innovations des institutions de recherche, des ONG et des partenaires du secteur privé, ainsi que des sessions de réseautage destinées à renforcer la collaboration régionale et internationale. « Cette conférence est un appel à l’action pour relever les défis persistants liés à la fièvre de Lassa, en faisant progresser la recherche, les diagnostics et les solutions dirigées par les communautés, tout en renforçant les stratégies de préparation et de riposte face aux maladies zoonotiques« , a souligné Dr Melchior Athanese J.C. Aïssi (photo), directeur général de l’OOAS. Pour information, la fièvre de Lassa est une maladie virale aiguë transmise à l’homme par les rongeurs, notamment le rat à mamelles multiples (Mastomys) via le contact avec son urine et ses excréments. Les symptômes, qui apparaissent entre 2 et 21 jours après l’infection, sont souvent légers (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires), mais 20 % des cas évoluent vers une forme grave avec atteinte de plusieurs organes, des hémorragies et une défaillance d’organes. La transmission peut aussi se faire d’homme à homme par contact avec des fluides corporels, rendant les mesures d’hygiène et de lutte anti-infectieuse cruciales. Anderson AKUE Navigation de l’article Des coussins cœur aux femmes atteintes du cancer de sein, Leman-Togo en action AFAZ échange avec des autorités administratives pour créer un espace favorable au métier de professionnelles de sexe