Ce jeudi à Lomé, une rencontre régionale a débuté sur le thème de la prévention de la criminalité financière et du renforcement de la gestion des finances publiques, organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (Giaba). Pendant deux jours, les membres des Commissions des finances et du contrôle budgétaire (CFCB) des parlements de la Cedeao se réunissent pour améliorer leur capacité à garantir l’intégrité financière au sein de leurs États.

Selon des statistiques alarmantes, l’Afrique perd chaque année plus de 88,6 milliards de dollars à cause de la corruption et des flux financiers illicites. Ce montant représente non seulement un impact économique conséquent, équivalant à 3,7 % du PIB continental, mais il illustre également les conséquences concrètes sur le développement, notamment des infrastructures inachevées et des opportunités manquées pour les jeunes.

L’Afrique de l’ouest, malgré ses richesses naturelles et son potentiel humain, fait face à des défis politiques et sécuritaires croissants. La lutte contre ces crises interconnectées nécessite une gestion financière solide et transparente, un point soulevé par le directeur général du Giaba, EDWIN W. Harris. Il a insisté sur le fait que les membres des CFCB soient en première ligne dans cette lutte.

Mme Akou Mawussé ADETOU, DC MEF

En ouvrant les travaux, Mme Akou Mawussé ADETOU, directrice de cabinet du ministère de l’économie et des finances du Togo, a exprimé l’engagement des autorités togolaises à soutenir toutes les initiatives contre la criminalité financière.

Cependant, les Commissions font face à de nombreux défis tels que les rapports d’audit en souffrance et l’ingérence politique. Les participants de cette rencontre auront l’opportunité de partager des expériences et de proposer des solutions concrètes, tout en créant des coalitions avec d’autres institutions et acteurs de la société civile.

L’appel à l’action est clair : « il est temps pour les Commissions des finances et du contrôle budgétaire de devenir des piliers de réforme et des sentinelles de l’intégrité, afin de répondre aux attentes des citoyens ouest-africains qui souhaitent voir les institutions démocratiques protéger leurs intérêts et lutter efficacement contre la corruption », a martelé le directeur général du Giaba.

Anderson AKUE

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