Le Sommet africain sur le climat (ACS2) s’est conclue le 11 septembre dernier par un appel clair à positionner l’Afrique, non pas comme une simple victime du changement climatique, mais comme un moteur de solutions et de la prochaine économie climatique mondiale. L’ACS2 a été organisé par la République fédérale démocratique d’Éthiopie en collaboration avec l’Union africaine sous le thème : « Accélérer les solutions climatiques mondiales : Financer le développement résilient et vert de l’Afrique ». La Déclaration d’Addis-Abeba adoptée avec succès À la clôture de l’AEC2, la Déclaration d’Addis-Abeba des dirigeants africains sur le changement climatique et l’Appel à l’action ont été officiellement adoptés, marquant un moment historique qui place l’Afrique à l’avant-garde de l’action climatique mondiale. La déclaration des dirigeants a appelé à un « soutien renforcé et soutenu pour intensifier la mise en œuvre des initiatives climatiques menées par l’Afrique, telles que l’initiative de la Grande Muraille Verte de l’Union africaine, l’initiative de restauration des paysages forestiers africains et l’initiative éthiopienne pour un héritage vert ». Financement climatique et autres engagements et annonces faits lors de l’ACS2, notamment : Les dirigeants africains et les partenaires de l’Afrique se sont engagés à apporter des contributions financières et innovantes au continent pour la mise en œuvre de solutions menées par les Africains, notamment : Le Pacte africain pour l’innovation climatique (ACIC) et le Fonds africain pour le climat (ACF) ont été créés à l’initiative de S.E. Abiy Ahmed, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, qui s’est engagé à mobiliser 50 milliards de dollars par an en financements catalytiques pour promouvoir des solutions climatiques qui accélèrent l’innovation et déploient des solutions climatiques locales à grande échelle sur tout le continent. Le Pacte vise à proposer 1 000 solutions africaines pour relever les défis climatiques dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’eau, des transports et de la résilience d’ici 2030. Les dirigeants ont clairement indiqué que le financement de l’adaptation est une obligation légale pour les pays développés, et non une œuvre de charité. L’Afrique a souligné que le financement de l’adaptation doit être octroyé sous forme de subventions, et non de prêts qui aggravent un endettement déjà fragile. Afin de corriger le déséquilibre du financement climatique en Afrique, un accord historique a été conclu pour rendre opérationnel le Fonds africain pour le changement climatique, tant attendu, soutenu par la Banque africaine de développement, qui canalisera les obligations vertes et les instruments de financement innovants adaptés aux réalités africaines. Les chefs d’État et de gouvernement ont parlé d’une seule voix pour exiger une réforme urgente des banques multilatérales de développement afin de réduire les coûts d’emprunt et d’élargir la représentation africaine dans la gouvernance financière mondiale. Le gouvernement danois a annoncé 79 millions de dollars pour soutenir la transformation agricole. Les institutions financières africaines telles que la BAD, Afreximbank, Africa50 et l’AFC ont signé un cadre de coopération historique pour rendre opérationnelle l’Initiative pour l’industrialisation verte de l’Afrique (AGII), soutenue par 100 milliards de dollars mobilisés pour la croissance verte et visant à transformer les énergies renouvelables, les ressources et les industries de l’Afrique en un moteur de croissance intelligent face au climat. Le gouvernement italien a réaffirmé son engagement à verser 4,2 milliards de dollars au Fonds italien pour le climat, dont environ 70 % seront consacrés à l’Afrique. Il a signé un protocole d’accord avec l’Éthiopie afin de bénéficier de cette initiative. Ce sommet a montré à l’Afrique et au monde que lorsque les nations s’unissent pour chercher des solutions, de meilleurs résultats en découlent. Le succès du sommet prouve que l’Afrique peut se mobiliser, prendre l’initiative et produire des résultats qui auront un impact mondial et qui contribueront directement à la COP30 et au-delà. Marie-Hélène Navigation de l’article L’Éthiopie inaugure son Grand Barrage de la Renaissance Préservation et développement local : Le nouveau plan pour la forêt de Missahöhe