La présidente de la Commission nationale des droits de l’Homme du Sénégal a demandé la libération provisoire de Farba Ngom pour des raisons de santé. Cet élu, proche de l’ex-président Macky Sall, est en détention préventive depuis le 27 février, soupçonné d’implications dans des transactions financières douteuses.

Cette demande fait suite à l’examen de deux rapports médicaux sur la santé de Farba Ngom. Dans un courrier daté du 2 septembre, Amsatou Sow Sidibé, présidente de la Commission, a saisi le pool judiciaire financier responsable de l’affaire.

Le premier rapport, commandé début juin par le juge d’instruction, indique que l’état de santé du député est « incompatible avec la vie en milieu carcéral », en raison d’une pathologie cardiaque. Cette évaluation a été corroborée le 7 août par trois professeurs de médecine, qui ont réalisé une contre-expertise et évoquent des « complications évolutives pouvant mener à une mort subite nocturne ».

Amsatou Sow Sidibé souligne l’urgence d’agir, plaidant pour une liberté provisoire ou une assignation à résidence pour permettre à Farba Ngom de recevoir des soins médicaux. Cette position est soutenue par plusieurs associations de la société civile.

Il y a quinze jours, le 25 août, les avocats de Farba Ngom ont également introduit une nouvelle demande de liberté provisoire, dont la réponse est toujours en attente.

Pour rappel, Farba Ngom, membre de l’Alliance pour la République (APR) et proche de Macky Sall, fait face à plusieurs charges, dont « association de malfaiteurs en vue de blanchiment d’argent », « blanchiment » et « escroquerie portant sur des deniers publics ».

Boris Cyriaque

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